Ce rendez-vous est l'occasion pour le public de découvrir des artistes souvent méconnus et de mettre en valeur leur savoir-faire instrumental, vocal et chorégraphique. Cette programmation est aussi un enjeu important dans la reconnaissance des arts issus de l'immigration et de la diversité culturelle sur le territoire bas-normand.
1ÈRE PARTIE19h10
Congo - Shak Shakembo ;
chant, guitare
La
nkoumba est une danse qui trouve sa source en République Centrafricaine et plus précisément au Royaume Kongo. Il y a cinq siècles, lors de l'histoire de la traite négrière, cette danse est transplantée à Cuba. Elle est alors rebaptisée
rumba et deviendra un style emblématique de la présence africaine en terre cubaine. Dans les années 40 et 50, la rumba effectue un retour en terre natale. Les chants qui constituent ce répertoire évoquent les réalités quotidiennes africaines et opèrent au fur et à mesure des décennies, un métissage avec le jazz, la pop et la soul.
Shak Shakembo est un musicien originaire de Matadi (Congo). Encore inconnu des scènes régionales, cet artiste nourri de cette tradition fortement métissée, nous livre à travers ses compositions, une forme intimiste de la rumba congolaise.
19h40
France - Salomon ;
harpe celtique, chantEntre chants séfarades et musique klezmerDepuis l’enfance, Salomon nourrit le rêve de jouer de la harpe. Il rencontre alors celui qui lui donnera les premières clefs de la maîtrise de cet instrument, Pascal Marie, harpiste autodidacte. Salomon découvre alors la harpe et le répertoire celtique.
Il explore longtemps ce répertoire ainsi que celui des musiques juives qui font résonner en lui l’écho de ses origines. Parallèlement à la musique, il approfondit ses connaissances de l’hébreu ancien et moderne. Ses études en Israël et en Autriche participent à façonner l'univers artistique et à élargir les horizons de Salomon. C’est ce parcours qui nourrit et enrichit profondément son univers musical proposant un répertoire aux multiples facettes. Il interprète des chansons en hébreu, judéo-espagnol et en yiddish.
Le premier disque de Salomon,
Au fil des cordes, est paru récemment.
-> Salomon - Site officiel-> Salomon - MySpace20h15
Burkina Faso - En Sé Kô ;
musique, chant, danseRéunis autour de Wenceslas Bazemo et Issoufou Monde, danseurs et instrumentistes originaires du Burkina Faso, cette formation rassemble autour du répertoire traditionnel des musiciens burkinabés résidant en Haute et Basse-Normandie. À l'occasion de leur second passage sur la scène du théâtre de Caen, le public pourra redécouvrir le travail artistique et la relecture de la tradition effectués par la jeune génération de ce pays.
Mohamed Traoré :
djembé, ngoni, chantMamadou Koïta :
balafon, dum dum, djembé, ngoni, chantIssoufou Mondé :
djembé, guitare, ngoni, chant, danseSédou Bihoun :
djembé, balafon, dum dumWenceslas Bazemo :
danse, djembé, dum dumMohamed Sarambé :
guitare, djembé, ngoni, flûte et chantL'artiste burkinabé, Seïdou Koïta, se joindra également à cet ensemble.
2ÈME PARTIE21h30
Macédoine - Stefce Stojkovski & le trio GavroskiEn partenariat avec l'association Balkans-Transit - 6ème Printemps balkanique.
Né en 1972 à Skopje, capitale de la République de Macédoine, Stefce Stojkovski a grandi dans la tradition musicale de son pays. Son père et sa grand-mère, tous deux musiciens traditionnels, lui ont transmis leur savoir et ce goût pour les instruments à vent. Très jeune, Stefce est reconnu comme un grand soliste de kaval, une des plus anciennes flûtes des traditions musicales balkaniques.
Dans les années 90, cet artiste intègre l'O
rchestre National des Radios et Télévisions Macédoniennes et signe de nombreuses musiques de films.
Également interprète de la gajda (cornemuse) dont il est l'instrumentiste le plus représentatif en Macédoine, il s'attache activement à faire reconnaître le patrimoine musical traditionnel de son pays.
Stefce Stojkovski ;
kavalBaco Gavrovski, Miroslav Gavrovski, Milorad Gavrovski ;
voixAvec la participation de :
Pece Petreski, Pero Penjushkov et Ljupcho Nadjovski
22h45 - Clôture
Espagne - Flamenco -
Ensemble Jean-Baptiste MarinoJean-Baptiste Marino ;
guitareAprès de brillantes études de guitare classique et de musicologie, Jean-Baptiste Marino a été radicalement séduit par l'esthétique du cante flamenco. Entretenant un rapport passionnel avec la guitare, cet artiste adopte pour un temps la terre andalouse. Il échange alors des accords avec Chano Lobato, Ketama, Juan Manuel Canizares, Mariano Cruceta...
Novateur et créatif, Jean-Baptiste Marino prend part à de nombreux projets artistiques dont la création de spectacle
Jaleo, qui conjugue les tonalités du flamenco et du jazz. Parallèlement Jean-Baptiste Marino se produit en solo dans divers festivals et enregistre
A mi vera en 2004, puis
Marino en 2008.
Aujourd'hui reconnu comme un guitariste incontournable de la scène flamenca en France, il constitue un nouvel ensemble dans l'esprit du tablao flamenco, avec la complicité de José Cortés, Cristo Cortés, Miguel Sanchez...
-> Jean-Baptiste MarinoCristo Cortés ;
chantNé à Marseille au sein d'une famille de chanteurs originaires de la région d'Alméria (Andalousie), on le retrouve dès 1996 aux côtés de la grande chanteuse Carmén Linares, ou encore dans le célèbre tablao
Café de Chinitas à Madrid. Il sera en 2001, une des révélations du festival de flamenco de Nîmes avant de partager la scène avec le danseur Alejandro Granado, la Paquera de Jerez, et d'interpréter des textes du poète Garcia Lorca dans le spectacle
Romancero gitano sous la direction de Vicente Pradal.
Miguel Sanchez ;
cajon, palmasMiguel Sanchez s'est formé à l'accompagnement du « cante » auprès de Manolo Romero et Antonio Piniana. Finaliste du « Concurso Nacional del cante de la minas de la Union », il parcourt l'Europe aux côtés du guitariste manouche Raphaël Fays et enregistre deux albums :
Thalisma en 2000 et
Reunion en 2004.
De part sa pratique (moins connue) de la guitare flamenca, Miguel est de fait un joueur de cajon très convoité par les guitaristes. Sa présence auprès de Jean-Baptiste Marino ou de Manuel Delgado en est le reflet.
El kuki ;
danseFils de Tony Santiago et neveu de Leo Molina, tous deux interprètes du flamenco, El Kuki fait très tôt l'apprentissage du « baile »... Dès l'âge de trois ans dit-on ! Il se perfectionne auprès de Javier Latorre, Maria del Mar Moreno, La Chiqui, La Farruca... Découvert quelques années plus tard par Luis de la Carrasca, sa renommée s'étend jusqu'en Espagne, où il prend part au célèbre concours de flamenco de Cadiz. Depuis 2005, El Kuki danse au sein des créations de la Compagnie
Flamenco Vivo.
Vendredi 28 mai 2010 à partir de 19h00
Foyers du Théâtre de Caen
Entrée libre