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ANTILLES - PHILO ET LES VOIX DU TAMBOUR - PHILIPPE GOUYER MONTOUT, FRANTZ FÉRÉOL


Le bèlè martiniquais, le gwoka guadeloupéen, le kassé-kô guyanais et le maloya réunionnais constituent les fondements musicaux traditionnels de ces « îles des trois océans », terres d'histoire aux fortes identités insulaires. Déployées par des hommes issus des conséquences de la traite négrière et du commerce triangulaire, ces expressions musicales représentent l'essence même de leur oralité.

Chants de veillées mortuaires, travaux de la terre ou de la mer, danses de la vie et de la mort... Dans cet univers musical, le tambour qu'il soit djouba, ka, roulèr, conga, bongo, atabak, occupe une place hautement symbolique. Gardien des traditions, vecteur culturel et social, cœur du peuple : il est le témoin, la caisse de résonance d'une même histoire !


Originaire de le Martinique, Philippe Gouyer Montout dit « Philo » est auteur compositeur interprète et vit en Haute-Normandie depuis plusieurs années. Dès son plus jeune âge, il intègre comme chanteur, danseur et percussionniste l'ensemble traditionnel de son village, Les Colibris de l'Anse Dufour, au sein duquel il sera initié aux traditions musicales rurales et citadines que constituent le bèlè, le damnié mais aussi la mazurka, la biguine et le quadrille. Conjointement à son parcours d'instrumentiste, il effectue un travail approfondi sur l'histoire, les origines des musiques traditionnelles et contemporaines de ces terres.


Frantz Féréol, est né à Basse-Terre en Guadeloupe. Deux personnes ont joué un rôle important dans son apprentissage musical : son voisin Ti Céleste, célèbre chanteur de gwoka et sa grand-mère maternelle qui aimait se rendre au Léwoz (soirée quadrille) où le tambour régnait en maître de cérémonie. Ayant choisi lui aussi, la Haute-Normandie comme terre d'accueil, il fonde le groupe Loco-Drums et travaille avec « Philo » depuis 2006.



Philippe Gouyer Montout ; voix, tambour bèlè
Frantz Féréol ; chant, tambour gwoka, tibois


Durée : 1h15

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ARMÉNIE - RÉPERTOIRE SACRÉ ET CHANTS POPULAIRES - MERI MOURADIAN GEVORKYAN


La musique arménienne est essentiellement connue hors de ses frontières, sous sa forme liturgique. Hormis quelques figures du répertoire classique, beaucoup de compositeurs sont restés dans l'ombre, et l'impasse est souvent faite sur le répertoire populaire et ses adaptations.


Surprenante, tant par la qualité de son expression poétique que par le croisement des influences dont elle est le reflet, la musique arménienne est comme un livre ouvert, retraçant à elle seule toute l'histoire d'un peuple, de ses joies, ses souffrances, ses convoitises et ses passions.


Au sein du paysage musical arménien que recèle discrètement notre région, Meri Mouradian Gevorkyan, originaire d'Erevan chante les mélodies richement ornementées d'une Arménie ancestrale et contemporaine. Voix lyrique avant tout, elle explore aussi bien le répertoire sacré que les compositions profanes.



Meri Mouradian Gevorkyan ; chant

Julie Hamard-Legendre ; piano


Durée : 45 mn


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benin

BÉNIN - L'ESPRIT DU HOUINDO - JEAN-RICHARD CODJIA


Jean-Richard Codjia est originaire de Ouidah et a grandi à Cotonou, au sein d'une famille où les traditions du Vodoun sont très présentes. Le parcours de cet artiste se situe entre un héritage filial et des traditions ancestrales et la curiosité passionnée d'un musicien autodidacte. De la culture Vodoun, il restitue les rythmes et les chants cérémoniels qui animent les esprits et invoquent les masques...
Les tambours gongan et ogbon résonnent alors dans une frénésie époustouflante.

Jean-Richard Codjia est aussi compositeur et s'accompagne à la guitare. Ses chansons, en langue fon et Yoruba, nous rappellent que l'Afrique est aussi une terre où l'imaginaire mélodique est fécond. Elle évoque l'esclavage, la guerre, l'amour du prochain et délivrent un message d'espoir, de tolérance et de respect.

Dans le cadre du festival JAZZ SOUS LES POMMIERS 2009, Jean-Richard Codjia a participé à la création Terre Arc en Ciel, projet musical conjuguant musiciens de jazz et artistes issus de cultures ayant une histoire avec l'esclavage... Une musique et ses multiples racines pour nous questionner sur l'identité.


Jean-Richard Codjia
; chant, guitare, ogbon et gongan, djembé


Durée : 1h00


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CONGO - RUMBA - SHAK SHAKEMBO

Shak Shakembo est né en 1962 dans la province congolaise de Matadi. Issu d'une famille chrétienne et ayant grandi dans une atmosphère musicale, il chante très tôt dans les chorales protestantes. Par ailleurs, il est sollicité pour ses talents de guitariste dans différents groupes de la région de Matadi.

Commence alors pour Shak Shakembo une carrière musicale à la fois en tant que compositeur, chanteur, guitariste et percussionniste. Son premier album solo N'importe quoi paraît en 1991. En 1993, il intègre le groupe OK Jazz (Influences jazz, rumba, meringue, pachanga), créé par François Luambo Makiadi plus connu sous le nom de « Franco ». Les tournées nationales et internationales se multiplient.

En 1999 Shak Shakembo est sélectionné par l'état congolais pour interpréter Tokufa pona Congo, une chanson symbolique à connotation identitaire. Puis il devient leader du groupe Bana ok.

Après un accident en 2004 qui a interrompu sa carrière pendant plusieurs années, Shak Shakembo revient à la scène en solo afin de faire vivre et connaître la rumba congolaise. À travers ses compositions, il nous livre une forme intimiste de la rumba congolaise.

Petite histoire de la rumba congolaise :
La nkoumba est une danse qui trouve sa source en République Centrafricaine et plus précisément au Royaume Kongo. Il y a cinq siècles, lors de l'histoire de la traite négrière, cette danse est transplantée à Cuba. Elle est alors rebaptisée rumba et deviendra un style emblématique de la présence africaine en terre cubaine. Dans les années 40 et 50, la rumba effectue un retour en terre natale. Les chants qui constituent ce répertoire évoquent les réalités quotidiennes africaines et opèrent au fur et à mesure des décennies, un métissage avec le jazz, la pop et la soul.


Shak Shakembo ; guitare, chant

Durée : 45 mn

Extraits en écoute :  Je reviens vers toi et Traumatisme d'amour

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VOYAGE MUSICAL AU CONGO - CHRISTIAN MAKOUAYA, AMOUR MAKOUAYA, AIMÉ KIFOULA


Christian et Amour Makouaya ont appris dès leur enfance l’art du conte, de la sanza et du chant. Arrières-petits-fils de Dépéo (précurseur de l’usage de la sanza dans la musique moderne congolaise), les deux frères ont appris les secrets de cet instrument auprès d’Antoine Moundanda, un des derniers détenteurs de cette tradition séculaire. Ils ont également suivi des études sur les littératures orales africaines à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville.

Suite à leur arrivée en France en 2001, les deux frères se produisent régulièrement en spectacle et travaillent à la facture d’instruments traditionnels qu’ils adaptent à des exigences musicales évolutives. Ils animent également des ateliers de musique instrumentale à transmission orale pour la Cité de la Musique de Paris. Ils appartiennent au collectif Lézards Noirs, une association dédiée à la promotion des arts et cultures de l’Afrique et en particulier de l’univers peu connu de la sanza.

Christian et Amour Makouaya racontent des histoires merveilleuses et poétiques, en s’accompagnant des sonorités colorées de la harpe traditionnelle ngômfi et des étonnantes sanza. L’atmosphère imaginative qu’ils créent, empreinte à la fois d’intimisme et d’une folle énergie, entraîne l’auditoire dans un univers où règnent le pouvoir des mots, de la musique et toute la magie ancestrale des histoires africaines. Leur rencontre récente avec le musicien et danseur Aimé Kifoula, créateur de la compagnie Mbongui Bantu et personnalité incontournable de la présence musicale africaine en Basse-Normandie, nous offre l’opportunité de ce spectacle.


Christian et Amour Makouaya ; chant, harpe, ngômfi et sanza
Aimé Saboukoulou Kifoula ; chant et ngoni

Durée : 1h00

Extrait en écoute : Ya Kôpa

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ESPAGNE - GUITARE FLAMENCA - SAMUEL ROUESNEL « SAMUELITO»


Samuel a le sentiment d’avoir toujours grandi avec sa guitare. Sans doute l’influence de son grand-père, lui-même guitariste, aura favorisé cette passion. Mais c’est le flamenco qui « tombé sur ses épaules » ne le lâche plus désormais. Fabrice San Juan qui fut son premier initiateur de ce style puis Ramon Sanchez lui ont ouvert le chemin de ces musiques gitanes et andalouses. Lors du festival SUR LES ROUTES DES MUSIQUES TSIGANES 2009, Samuel a pu discrètement confronter son jeu de guitare au cante de quelques artistes invités. Ce jeune guitariste vient de terminer sa seconde année de cycle spécialisé au Conservatoire de Caen.

Du haut de ses seize ans, avec une étonnante assurance musicale et une énergie guitaristique débordante, Samuel nous livre sa passion pour sa culture d’adoption qu’est le flamenco.



Samuel Rouesnel ; guitare


Durée : 30 mn


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ESPAGNE - CANTE Y TOQUE - MIGUEL MUÑOZ, YVES RICOU


Le « cante jondo », (chant profond) désigne les chants les plus anciens du répertoire flamenco. Cet héritage des gitans d’Espagne est une interprétation dramatique très expressive. Le « cante jondo » est d'abord représenté par les chants les plus anciens de la famille des toñas, que sont les romances, martinete et carceleras. Viennent ensuite les chants libres accompagnés par la guitare : soleas, seguiriyas, tientos et enfin les chants libres de la famille du fandango, et certaines soleas por buleria.

Miguel Muñoz
Miguel Muñoz baigne dans le « cante » depuis sa plus tendre enfance. Il se spécialise d'abord dans la rumba catalane et participe à de nombreux concerts. Depuis quelques années, Miguel s'est tourné vers le « cante jundo ». Ses sources sont surtout gitanes et c'est le chanteur Camaron de la Isla qui reste pour lui la référence majeure.

Yves Ricou

Ayant découvert le flamenco très jeune, Yves Ricou fera son apprentissage guitaristique auprès des Los Hermanos Sanchez, du guitariste Paco El Lobo et de la danseuse Marisol Jimenez. Il enseigne la guitare, participe à de nombreuses formations et enregistre, en 2003, son premier album solo intitulé Carmina.


Miguel Muñoz
; guitare, chant
Yves Ricou ; guitare

Durée : 1h00

-> Yves Ricou - MySpace
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accordeon



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FINLANDE, FRANCE, ITALIE - ACCORDÉONS DU MONDE

SATU NIIRANEN, MARLÈNE BLOUIN, GINO ZAFFIRO


L'accordéon est un instrument migrateur qui passe ses printemps dans la douceur des villages d'Italie, revient l'été animer les p'tits bals du samedi soir sur les bords de l'Orne ou de la Marne et pérégrine au cours de l’hiver, le long des lacs de l’archipel d’Âland, pour nous conter l’épopée de Vaînamoinen.

Trois musiciens illustrent les pérégrinations de cet instrument.

Gino Zaffiro :
Interprétant volontiers une tarentelle, une valse napolitaine ou des chansons qui parlent d’espoir et de nostalgie au cœur même de l’exil, cet italien originaire de la région des Pouilles a parcouru plus d’un demi-siècle d’histoire locale, entre son métier du bâtiment et sa passion pour l’accordéon à travers la chanson italienne. Avec son Fratelli Crosio, compagnon de route qui ne le quitte plus, « Girolamo » nous entraîne dans une étourdissante épopée musicale.

Satu Niiranen :
Satu Niiranen est née en 1981 en Finlande où elle suit des études musicales et obtient en 2008 un Master de soliste dans la prestigieuse Académie Sibélius d’Helsinki. Dès 2004, elle complète ses études au CNSM de Paris, prend part à de nombreuses créations de musique contemporaine finlandaise et se produit en Suède, Russie, Chine, Estonie...

Marlène Blouin :
Musicienne au cœur du renouveau des guinguettes, Marlène Blouin est également l'accordéoniste du Duo Ortiz. Elle sait allier avec Brio le répertoire des décennies passées, et les exigences de styles qui ne cessent d'évoluer. Mélodiste passionnée, elle ravive avec un bonheur simple, les chansons perdues de nos mémoires.


Durée : 1h15

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FINLANDE - MUSIQUE INSTRUMENTALE ET CHANTS DU KALEVALA - SATU NIIRANEN


Satu Niiranen est née en 1981 en Finlande où elle suit des études musicales et obtient en 2008 un Master de soliste dans la prestigieuse Académie Sibélius d’Helsinki. Dès 2004, elle complète ses études au CNSM de Paris, prend part à de nombreuses créations de musique contemporaine finlandaise et se produit en Suède, Russie, Chine, Estonie.


Elle a été l'invitée du festival
« Les Boréales » en 2009 et 2010 autour d'un projet pédagogique basé notamment sur le kantele, instrument traditionnel finlandais qu’elle enseigne par ailleurs à l’école finlandaise de Paris et à l'école de musique de Saint-Pierre-sur-Dives.


En 2009, elle joue avec l’Orchestre de Caen pour le festival «
Aspects des musiques d’aujourd’hui » et en 2010 avec l’Ensemble de Basse-Normandie dans le cadre des Boréales. Son projet artistique autour des musiques traditionnelles et contemporaines finlandaises est porté par Archipels depuis son arrivée dans la région.


Satu Niiranen se produit dans plusieurs formations : en duo avec la chanteuse lyrique Marie-Paule Bonnemason et avec le groupe Bohème Express. En parallèle, elle travaille en collaboration avec plusieurs conteuses. En 2010 elle crée le groupe Sampo Trio au sein duquel elle revisite la musique traditionnelle finlandaise et joue ses propres compositions.



Satu Niiranen ; accordéon, chant, kantele


Durée : 30 mn


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FRANCE - CHANSONS POPULAIRES - CLAUDE MELLENNE, GINO ZAFFIRO


Claude Mellenne :

Dans les années 40, Claude Mellenne prêtait déjà sa voix aux chansons de l'époque et s'apprêtait à devenir un chanteur très en vogue que le public suivait avec engouement. La vie musicale caennaise menait alors, tambour battant, les joyeux trublions danseurs et autres noctambules frénétiques, du Bal de la Tour au Chandivert ou chez Frémont. Aujourd'hui, à 80 ans passés, Claude a repris avec passion le chemin de la scène, avec toujours autant de force artistique, pour le bonheur de ceux qui l'ont connu ces décennies passées mais aussi de ceux qui le découvrent avec non moins d'admiration.



Gino Zaffiro

Personnalité emblématique de la vague migratoire de l’après-guerre, Gino ne pose jamais très loin son accordéon, interprétant volontiers une tarentelle, une valse napolitaine ou encore des chansons moins connues qui parlent d’espoir et de nostalgie au cœur même de l’exil. Né en 1935 à Gioia Del Colle et arrivé à Caen en juin 1950, cet italien originaire de la région des Pouilles aura parcouru plus d’un demi-siècle d’histoire locale, entre son métier du bâtiment et sa passion pour l’accordéon à travers la chanson italienne. Un premier accordéon hérité de « Nino », l’ami d’enfance à Gioia, la rencontre avec Lucien Lacy, musicien à Falaise, les premières scènes locales avec l’orchestre Gambini et son Fratelli Crosio, compagnon de route de ces dernières années qui ne le quitte plus… Ce sont là les fragments d’une bien étonnante histoire humaine et musicale entrecoupée de briques, d’échafaudages et de vie de chantiers.



Claude Mellenne ; chant

Gino Zaffiro ; accordéon, chant

Durée : 1h00

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temo

GÉORGIE - ENSEMBLE POLYPHONIQUE TSITSINATELA - TEIMURAZ ARTILAKVA


La Géorgie a su préserver son identité culturelle en maintenant certaines traditions fortes, notamment celle du chant. Un art dont chaque région a développé un style propre, à tel point que depuis 2001, cet héritage a été classé par l’Unesco au titre du Patrimoine Immatériel de l’Humanité. L’Ensemble Tsitsinatela (Les Lucioles) s’est constitué autour du chef de chœur Teimuraz Artilakva, alias Témo Gourouli. Il rassemble quatorze chanteurs qui mettent en commun leurs expériences vocales, entre culture traditionnelle et chant polyphonique, s’attachant à faire vivre le répertoire des chants géorgiens. Teimuraz Artilakva était professeur de chant choral en Géorgie. L’ensemble vocal initialement constitué de femmes géorgiennes s’est peu à peu étoffé avec la complicité bienveillante de chanteurs issus d’autres univers musicaux.

Teimuraz Artilakva (Témo Gourouli) ; chef de chœur
Maia Karkashadze, Isabelle Gancel, Cécile Kasrashvili, Isabelle Besseche ; 1ères voix
Lali Nikabadze, Sophie Girard, Claire Garrigue, Gloria Kraemer ; 2èmes voix
Guili Ergemlidze, Josy Cancian, Genta Szetnok ; 3èmes voix basses
Florence Cramoisan, Olivier Langlois, Pierres-Yves Plunet ; 4èmes voix - basses


Durée : 45 mn


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INDE DU SUD - ENSEMBLE SANGAMAM - SENTHIL, BALAKUMAR, SINATHAMBY PARAMALINGAM


La musique classique de l'Inde est caractérisée par deux styles bien distincts : hindoustani en Inde du Nord et carnatique en Inde du Sud. Ces deux traditions musicales possèdent des racines communes mais leurs réalités contemporaines sont très différentes.
La musique carnatique reflète un équilibre très marqué faisant alterner composition et improvisation. La base de la musique indienne est mélodique « râgam » et s'appuie sur un cadre rythmique appelé « tàlam ». Cet art instrumental et vocal consiste à développer une forme musicale ayant pour fonction de colorer l'esprit de l'auditoire.

La famille Paramalingam est originaire du Sri-Lanka et installée en France depuis quelques années, où elle perpétue avec générosité la grande tradition de la musique carnatique. L'ensemble Sangamam interprète des chants traditionnels de l'Inde du Sud, inspirés par la grande tradition du « Raga », mais également un répertoire issu de la tradition tamoule.


Senthil Paramalingam ; violon
Balakumar Paramalingam ; mridangam, kanjira
Sinathamby Paramalingam ; ghatam


Durée : 1h00


-> Ensemble Sangamam - MySpace

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zaffiro

ITALIE - MÉLODIES POPULAIRES - GINO ZAFFIRO

La Tarentelle est une danse italienne qui remonte au XVIIIème siècle. Son nom lui vient de la ville de Tarente mais également de l'araignée tarentule. À l'époque où cette danse était essentiellement à caractère thérapeutique, les habitants du Sud de l'Italie avaient pour coutume, lorsqu'ils s'étaient fait mordre par l'araignée, de danser un rythme particulier (tarentelle) pour se guérir du sortilège et des troubles engendrés par l'affreux animal.

Aujourd'hui cette danse mime aussi une joute amoureuse en couple ou en quadrille.


Personnalité emblématique de la vague migratoire de l’après-guerre, Gino ne pose jamais très loin son accordéon, interprétant volontiers une tarentelle, une valse napolitaine ou encore des chansons moins connues qui parlent d’espoir et de nostalgie au cœur même de l’exil. Né en 1935 à Gioia Del Colle et arrivé à Caen en juin 1950, cet italien originaire de la région des Pouilles aura parcouru plus d’un demi-siècle d’histoire locale, entre son métier du bâtiment et sa passion pour l’accordéon à travers la chanson italienne. Un premier accordéon hérité de « Nino », l’ami d’enfance à Gioia, la rencontre avec Lucien Lacy, musicien à Falaise, les premières scènes locales avec l’orchestre Gambini et son Fratelli Crosio, compagnon de route de ces dernières années qui ne le quitte plus... Ce sont là les fragments d’une bien étonnante histoire humaine et musicale entrecoupée de briques, d’échafaudages et de vie de chantiers.



Gino Zaffiro ; accordéon, chant


Durée : 1h00


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MAROC - MUSIQUE INSTRUMENTALE - ABDELKRIM HABALI

Karim (Abdelkrim) Habali, est né au Maroc en 1974. A l’âge de 10 ans, il débute l’apprentissage du oud au conservatoire de Kénitra avec pour maîtres Habib Qarmada, Hassan Berah et Mohammed Mniser et obtient ainsi le 1er Prix National de luth (oud) en 1994. S'inspirant volontiers du jeu libre du maître Mounir Bachir et de quelques grands oudistes marocains comme Saïd Chraïbi, Karim Habali s’attache tout particulièrement à l’interprétation de ces grandes improvisations nommées « taqsims ».


Arrivé en France en 1998, il se produit, avec différentes formations dont le Duo arabo-andalou avec le chanteur Mohammed Bencheikh depuis 2003. Il prend également part à de nombreuses créations régionales :


Un pont entre deux rives en mai 2004 qui alliait la musique andalouse marocaine et le flamenco, L'Imaginaire des sables créé en décembre 2004 et repris en 2007 en compagnie de Marie Lemoine et Mohammed Bencheikh. Un thé au Sahara en août 2006, un concert-lecture en hommage à Paul Bowles avec Jean-Claude Lemenuel et Mohammed Bencheikh. Le jardin des Miroirs en octobre 2006, une création musicale et chorégraphique entre tradition classique et contemporaine de la culture persane sur une mise en scène d'Ali et Sam Badri, Maksoura en juin 2006, Une intimité labyrinthique avec la chorégraphe Véronique Ben Ahmed et la compagnie Nejma, Um Kulthum, tu es ma vie sur une mise en scène de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, créée en mars 2009 à la Scène Nationale Le Trident.

Depuis plusieurs années, il enseigne le luth oriental et la derbouka dans le cadre de cours au sein de l’association Archipels.



Karim Habali ; oud


Durée : 30 mn


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MAROC - DUO DE OUD - ABDELKRIM HABALI, ANIS FARIJI


Karim Habali


Karim (Abdelkrim) Habali, est né au Maroc en 1974. A l’âge de 10 ans, il débute l’apprentissage du oud au conservatoire de Kénitra avec pour maîtres Habib Qarmada, Hassan Berah et Mohammed Mniser et obtient ainsi le 1er Prix National de luth (oud) en 1994. S'inspirant volontiers du jeu libre du maître Mounir Bachir et de quelques grands oudistes marocains comme Saïd Chraïbi, Karim Habali s’attache tout particulièrement à l’interprétation de ces grandes improvisations nommées taqsims.


Arrivé en France en 1998, il se produit, avec différentes formations dont le Duo arabo-andalou avec le chanteur Mohammed Bencheikh depuis 2003. Il prend également part à de nombreuses créations régionales :


Un pont entre deux rives en mai 2004 qui alliait la musique andalouse marocaine et le flamenco, L’imaginaire des sables crée en décembre 2oo4 et repris en 2007 en compagnie de Marie Lemoine et Mohammed Bencheikh. Un thé au Sahara en août 2006, un concert-lecture en hommage à Paul Bowles avec Jean-Claude Lemenuel et Mohammed Bencheikh. Le jardin des Miroirs en octobre 2006, une création musicale et chorégraphique entre tradition classique et contemporaine de la culture persane sur une mise en scène d'Ali et Sam Badri, Maksoura en juin 2006, Une intimité labyrinthique avec la chorégraphe Véronique Ben Ahmed et la compagnie Nejma. Um Kulthum, tu es ma vie sur une mise en scène de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, créée en mars 2009 à la Scène Nationale Le Trident.

Depuis plusieurs années, il enseigne le luth oriental et la derbouka dans le cadre de cours au sein de l’association Archipels.




Anis Fariji


Originaire de Casablanca et étudiant à Caen depuis presque deux ans, Anis a découvert la culture instrumentale arabe au pays, par le biais de sa famille paternelle. Après des études de piano, il se passionne pour le oud dès l'adolescence et se lance dans un long apprentissage en autodidacte.

Longuement influencé par la musique de Marcel Khalifa mais nourri de la diversité des cultures, Anis a choisi d'explorer de manière très libre le manche de son instrument par delà les arcanes de la tradition classique. Il interprète donc tout naturellement le taqsim, forme musicale arabe où l'improvisation joue un rôle majeur. Il poursuit actuellement des études de musicologie à l’Université de Paris VIII - St Denis.



Karim Habali ; oud

Anis Fariji ; oud, chant


Durée : 45 mn


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MUSIQUES POPULAIRES D'ICI ET D'AILLEURS - DUO ORTIZ


Le Duo Ortiz est né en 1999, lors d’une soirée cabaret sous le thème du Tango d’Astor Piazzolla. Depuis dix ans ces deux artistes n’ont cessé de développer le style musical des années 40 et 50 et notamment le « Swing » de Gus Viseur, compositeur et virtuose des plus singuliers de l’histoire de l’accordéon.

Emilio Ortiz :
Issu d’une famille espagnole arrivée en France dans les années cinquante, Emilio fait très tôt son apprentissage musical. La rencontre en 1958 avec Robert Ly Van Thi, personnalité extraordinaire, lui transmettra son engouement pour la guitare.
Emilio Ortiz a commencé à jouer dans des orchestres en 1963. Toute sa vie est là, dans cette aventure musicale où son talent et son exigence d’instrumentiste font références. En 1983, il participe en tant que musicien au tournage du film Edith et Marcel de Claude Lelouch. Accompagnateur recherché, il n’a cessé de se produire ces vingt dernières années dans de multiples formations d’orchestres en Basse-Normandie. Actuellement, avec la complicité de l’accordéoniste Marlène Blouin, Emilio Ortiz continue d’explorer l’univers musical du musette et sa passion pour le jazz manouche, les musiques tsiganes, le tango…

Marlène Blouin :
Née en 1972, Marlène commence à jouer de l’accordéon dès l’âge de 10 ans et se spécialise quelques années plus tard dans la pratique de l’accordéon basses chromatiques pour lequel elle remporte deux prix nationaux. Elle commence à enseigner l’instrument alors qu’elle n’est encore que lycéenne. Sous les précieux conseils de Frédéric Deschamps, elle s’est ensuite orientée vers une approche plus moderne de la pédagogie et de la technique de l’accordéon. En 1998, elle enregistre un premier album Séduction Musette. Elle est également une des artistes du renouveau des guinguettes des bords de l’Orne.


Emilio Ortiz
; violon, guitare
Marlène Blouin ; accordéon, piano


Durée : 1h15


-> Duo Ortiz - Site

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ROUMANIE - TARAF DOÏNA BOTOCA - MARIUS ANDREÏ


Fondé en 1991 autour du violoniste Marius Andreï, le taraf Doïna Botoca est avant tout une histoire d'amitié entre musiciens conquis par la richesse, la virtuosité et le climat émotionnel de la musique traditionnelle roumaine et des influences multiples qu'elle s'est appropriées.

 

Si les sirbas, horas, battutas, briûl... sans oublier les airs tsiganes constituent le fondement du répertoire, la doïna reste une forme fondamentale de la musique roumaine. Synthèse d'éléments musicaux occidentaux, la doïna est une suite mélodique au caractère fortement incantatoire. Son rythme libre en « parlando » lui confère un aspect mélancolique où l'improvisation et l'intuition de l'artiste soulignent le caractère harmonique souvent inattendu...

 

Des études musicales au Lycée Enesco à Bucarest et quelque rencontres avec des maîtres de la tradition orale ont permis à Marius Andreï de s'enrichir d'un répertoire très large et d'un savoir-faire instrumental brillant et raffiné. Il arrive en France en 1986 avec en poche, le premier prix du concours national Cintarea Romanei et s'établit à Rouen où il enseigne aujourd'hui le violon.

Avec la complicité des trois autres membres du groupe, il s'attache à faire découvrir les pièces instrumentales traditionnelles les plus virtuoses mais également les mélodies plus songeuses des musiques populaires. Avec originalité et exigence, ce taraf restitue une part fondamentale de l'héritage musical roumain et rend hommage aux artistes tels que Romica Puceanu, Florea Cioacâ, Tony Iordache, Ion Dragoï, Efta Botoca, Gheorge Zamfir...

 

A écouter : Taraf Doïna Botoca, 2004, disque produit par Label Ouest et L'autre Distribution

Taraf Doïna Botoca, Jebel, 2008, produit par Label Ouest et L'autre Distribution


Marius Andreï ; violon

Ronan Quelen ; vibraphone

Bernard Cochin ; contrebasse

Christophe Denel ; violon


Durée : 1h00


Extraits en écoute : Birladeanca et Hora pe Batai

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SÉNÉGAL - MUSIQUES DU GRIOTISME - PAPE CISSOKHO

Les griots ou griotes sont les « hommes et femmes mémoires » de la tradition en pays mandingue. Musiciens, conteurs, historiens… ils sont l’image même de ces grandes filiations qui ont porté les savoirs ancestraux jusqu’à l’époque actuelle. La musique est un des éléments majeurs de leur identité.
Si le récit emblématique du griotisme, L'épopée de Soudjata Keita, fondateur de l’empire mandingue constitue le cœur de ce répertoire musical, le griotisme de ces dernières décennies s’attache également à véhiculer d’autres valeurs et revendications en prise avec la société actuelle.

Nouvellement présent sur notre région, Pape Cissokho est un jeune griot originaire de Kaolak, ville portuaire située au Sud-Est de Dakar et construite sur l’ancien village de Ndagame, une des places fortes de l’ancien royaume de Saloum. Pape propose une musique dans le respect de la tradition mais emprunte d'une recherche de contemporanéité, où la kora tisse sa poésie sonore, où la voix vient nous conter les chants de l’épopée mandingue et autres histoires.

Né au Sénégal en 1981 dans une famille de griots, Pape Cissokho étudie la kora et le chant en Casamance. Il débute au Sénégal avec l’ensemble Daïko Rythme Dialycounda, qui associe la kora au ballet, au théâtre et à des formes lyriques. En France, il se produit depuis 2003 avec l’Ensemble Khaps mêlant harpes diverses, kora et percussions autour des musiques métisses.


Pape Cissokho
; chant, kora

Durée : 45 mn

Extrait en écoute : Malisadio

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TURQUIE, AZERBAÏDJAN - CHANTS POPULAIRES ET MUSIQUE INSTRUMENTALE - SERKAN UYAR

Les musiques que l'on trouve en Turquie comprennent divers éléments issus d'Asie Mineure, des répertoires savants et populaires Ottomans, de la musique persane, des influences balkaniques et de l'héritage de la musique de l'ancien empire byzantin, auxquelles vient se joindre la musique d'inspiration soufie. Par delà une influence turque considérable, l'Azerbaïdjan a remarquablement préservé ses traditions musicales identitaires. Fruit d'un brassage entre Turcs et Iraniens mais aussi de la cohabitation avec la culture occidentale, les Azéris ont su établir une frontière assez claire entre tradition profonde, métissage et modernité. De même, la transmission du savoir musical qui s'opère aujourd'hui par le biais des conservatoires n'a pas foncièrement modifié le contenu de ce savoir séculaire, ni freiné l'émergence de nouveaux artistes.


Natif de Konya-Eregli, la ville sacrée des derviches tourneurs, Serkan est remarqué dès son enfance pour la qualité exceptionnelle de sa voix. C'est cette singularité qui incitera son père mais aussi son professeur de collège à épauler ce qui sera le début d'une toute jeune carrière. Durant ses études musicales au conservatoire Sivas en Turquie puis à l'Université des Beaux-Arts de Baku en Azerbaïdjan, Serkan suivra une spécialisation en musique traditionnelle accompagnée d'un enseignement d'opéra et de pédagogie musicale. En 2002, Serkan enregistre avec son frère, un premier album Yüreginin Sesi et donne de nombreux concerts en Turquie et en Europe.



Serkan Uyar : chant, saz, guitare


Durée : 1h00


Extraits en écoute : Alli gelin et Oy gelin

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