ESPAGNE - TABLAO FLAMENCO - COMPAGNIE KAENA
Cante, toque y baile… l’essence du flamenco
Dans le Flamenco, le chant a un statut à part vis-à-vis de la guitare et de la danse. Rappelons qu'à l'origine, la plupart des chants s'interprétaient « a palo seco », c'est à dire sans accompagnement. C'est encore le cas pour certains chants comme les « Tonás ». Dans les fêtes privées, les gitans se passaient souvent d'instruments et se contentaient des « palmas » (frappes des mains) qui accompagnaient le chant ou la danse. La guitare est devenue un élément important par la suite. Actuellement, le chant, la danse et la guitare occupent chacun une place tout aussi honorable, et l'existence de cette harmonieuse trilogie est l'une des grandes richesses du flamenco.
Le flamenco est un art perpétuellement en création et sa science n'appartient à personne… si ce n'est à la chaîne générationnelle des danseurs, musiciens et chanteurs qui en forment l'inépuisable famille, avec son lot de filiations, de ruptures et de maestros singuliers.
Depuis le début du 20ème siècle, des caves du Sacromonte aux scènes du monde entier, il n'y aura eu qu'un pas, franchi avec une élégance et une fierté rebelle. Trop nomade pour céder aux nationalismes, trop gitan pour être embrigadé, le flamenco est insaisissable. Sans se détourner des fondements qui lui ont donné vie, chacun y invente son style, « puro » ou impur et qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! Bref, le flamenco revendique aujourd'hui son éternelle jeunesse, rebelle, utopique et toujours éminemment poétique, avec les mots de la douleur et de la joie, ceux de tous les jours et de toutes les nuits, qui glissent en funambules, s'accrochent à une voix rauque ou jaillissent dans l'étincelle d'un zapateado.
Par le chant sa matrice, la fluidité magique des bras, l'embrasement du rythme d'un compas… Naissance d'une osmose qui amène à cette rare jouissance d'un présent enflammé, cette distinction baptisée du nom mystérieux de « duende ».
Le « duende » ou l'état de grâce : Il est des mots qui, dans le langage de l'art sont difficilement explicites, tant leur sens même appartient à l'inexprimable. Le « duende » est ce moment particulier « ce coup de foudre qui terrasse l'auditeur quand la musique est trop intense ou la danse trop belle ». S'imprégner du Cante, laisser le rythme des compas prendre possession de soi… Le « duende » fait mal, il blesse tout autant qu'il porte à l'enthousiasme, mais il ne se produit qu'à l'improviste et reste à jamais fugace. Les mots sont impuissants et chercher le « duende », c'est déjà le perdre. Il y a dans le « duende », la trace impalpable du sacré et du mystérieux qui constituent l'émotion humaine.
Monica Baltanas Luque ; danse
Originaire de Valence, c’est avec la danse flamenca que Monica Baltanas Luque connaîtra ses premiers élans artistiques. Elle s’attache à transmettre avec fougue et passion cet art du « baile ». Créant des spectacles depuis plusieurs années, sa recherche se situe entre tradition et modernité et porte un regard sur l’Andalousie contemporaine.
-> Monica Baltanas Luque - MySpace
Miguel Muñoz ; chant, guitare
Miguel Muñoz baigne dans le « cante » depuis sa plus tendre enfance. Il se spécialise d’abord dans la rumba catalane et participe à de nombreux concerts. Depuis quelques années, Miguel s’est tourné vers le « cante jondo ». Ses sources sont surtout gitanes et c’est le chanteur Camaron de la Isla qui reste pour lui sa référence majeure.
Yves Ricou ; guitare
Ayant découvert le flamenco très jeune, Yves Ricou fera son apprentissage guitaristique auprès des « Los Hermanos Sanchez », du guitariste Paco El Lobo et de la danseuse Marisol Jimenez. Il enseigne la guitare, participe à de nombreuses formations et enregistre, en 2003, son premier album solo intitulé Carmina.
-> Yves Ricou
Durée : 1h00
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