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ESPAGNE - ENCUENTRO - COMPAGNIE KAENA

Encuentro - Création Flamenca

En soutien à la création musicale et chorégraphique, Archipels suit depuis plusieurs années le travail de la danseuse Monica Baltanas Luque, créatrice de la compagnie Kaena. Ce spectacle est la toute première création de cette compagnie.

Encuentro est né de la rencontre de quatre artistes, réunis par cette même passion du flamenco, chant, guitare et danse qui inventent ensemble un autre imaginaire. Masculinité et féminité font leur introspection, se cherchent, s’allient ou s’invectivent. Encuentro devient alors l’affirmation de soi mais aussi l’évocation de la dualité, de l’altérité. La rencontre avec l’autre passera nécessairement par un cheminement intérieur à la fois douloureux et jubilatoire. Par delà l'image traditionnelle, mais sans se détourner de leurs racines, les musiciens et danseurs de la compagnie Kaena cherchent une expression plus personnelle et innovante de cet héritage gitan et andalou. Ce spectacle est le fruit de leurs expériences individuelles confrontées et complices.

Volontairement à mi-chemin entre les arcanes de la tradition et l'affirmation d'une nouvelle expression flamenca, Encuentro est une forme intimiste dans le paysage actuel de la création flamenca.  Fortement ancrée dans une atmosphère instrumentale et vocale emblématique du flamenco, elle s’éloigne par sa forme, du traditionnel tablao, afin d’être porté plus justement par ses contemporains.

Cette création a fait l’objet d’une tournée VILLES EN SCÈNE, à l’initiative du Conseil Général de la Manche, lors de la saison 2008 - 2009.


Les artistes :


Monica Baltanas Luque ; danse
Originaire de Valence, c’est avec la danse flamenca que Monica Baltanas Luque connaîtra ses premiers élans artistiques. Elle s’attache à transmettre avec fougue et passion cet art du « baile ». Créant des spectacles depuis plusieurs années, sa recherche se situe entre tradition et modernité et porte un regard sur l’Andalousie contemporaine.

-> Monica Baltanas Luque - MySpace



Manolo Punto ; danse
Manolo Punto a commencé sa formation à Paris avant de partir à Madrid où il a étudié au sein de l’académie Art Flamenco Amor de Dios avec des maîtres tels que La China, Antonio Reyes, Manuel Reyes, Adrian Galia, Manuel Liñan, Domingo Ortega, Alejandro Granados… Il s'est produit en tant que danseur soliste dans divers lieux tels que le théâtre Dejazet, le Café de la Danse, Planète Andalucia, le festival d’Art Flamenco de Mont de Marsan... En Espagne, dans différents tablaos madrilènes et notamment dans le prestigieux tablao Las Carboneras. Il est également sollicité en tant que professeur de danse flamenca en France comme à l’étranger. En février 2010, Manolo Punto porte à la scène sa toute dernière création Flamenco al Desnudo dont il partage la création chorégraphique avec Aurélia Vidal. Les premières représentations ont été données au Théâtre de la Reine Blanche à Paris.

-> Manolo Punto


Miguel Muñoz ; chant, guitare
Miguel Muñoz baigne dans le « cante » depuis sa plus tendre enfance. Il se spécialise d’abord dans la rumba catalane et participe à de nombreux concerts. Depuis quelques années, Miguel s’est tourné vers le « cante jondo ». Ses sources sont surtout gitanes et c’est le chanteur Camaron de la Isla qui reste pour lui sa référence majeure.


Yves Ricou ; guitare

Ayant découvert le flamenco très jeune, Yves Ricou fera son apprentissage guitaristique auprès des Los Hermanos Sanchez, du guitariste Paco El Lobo et de la danseuse Marisol Jimenez. Il enseigne la guitare, participe à de nombreuses formations et enregistre, en 2003, son premier album solo intitulé Carmina.

-> Yves Ricou


Durée : 1h15

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ESPAGNE - TABLAO FLAMENCO - COMPAGNIE KAENA

Cante, toque y baile… l’essence du flamenco


Dans le Flamenco, le chant a un statut à part vis-à-vis de la guitare et de la danse. Rappelons qu'à l'origine, la plupart des chants s'interprétaient « a palo seco », c'est à dire sans accompagnement. C'est encore le cas pour certains chants comme les « Tonás ». Dans les fêtes privées, les gitans se passaient souvent d'instruments et se contentaient des « palmas » (frappes des mains) qui accompagnaient le chant ou la danse. La guitare est devenue un élément important par la suite. Actuellement, le chant, la danse et la guitare occupent chacun une place tout aussi honorable, et l'existence de cette harmonieuse trilogie est l'une des grandes richesses du flamenco.

Le flamenco est un art perpétuellement en création et sa science n'appartient à personne… si ce n'est à la chaîne générationnelle des danseurs, musiciens et chanteurs qui en forment l'inépuisable famille, avec son lot de filiations, de ruptures et de maestros singuliers.


Depuis le début du 20ème siècle, des caves du Sacromonte aux scènes du monde entier, il n'y aura eu qu'un pas, franchi avec une élégance et une fierté rebelle. Trop nomade pour céder aux nationalismes, trop gitan pour être embrigadé, le flamenco est insaisissable. Sans se détourner des fondements qui lui ont donné vie, chacun y invente son style, « puro » ou impur et qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! Bref, le flamenco revendique aujourd'hui son éternelle jeunesse, rebelle, utopique et toujours éminemment poétique, avec les mots de la douleur et de la joie, ceux de tous les jours et de toutes les nuits, qui glissent en funambules, s'accrochent à une voix rauque ou jaillissent dans l'étincelle d'un zapateado.

Par le chant sa matrice, la fluidité magique des bras, l'embrasement du rythme d'un compas… Naissance d'une osmose qui amène à cette rare jouissance d'un présent enflammé, cette distinction baptisée du nom mystérieux de « duende ».


Le « duende » ou l'état de grâce : Il est des mots qui, dans le langage de l'art sont difficilement explicites, tant leur sens même appartient à l'inexprimable. Le « duende » est ce moment particulier « ce coup de foudre qui terrasse l'auditeur quand la musique est trop intense ou la danse trop belle ». S'imprégner du Cante, laisser le rythme des compas prendre possession de soi… Le « duende » fait mal, il blesse tout autant qu'il porte à l'enthousiasme, mais il ne se produit qu'à l'improviste et reste à jamais fugace. Les mots sont impuissants et chercher le « duende », c'est déjà le perdre. Il y a dans le « duende », la trace impalpable du sacré et du mystérieux qui constituent l'émotion humaine.



Monica Baltanas Luque ; danse

Originaire de Valence, c’est avec la danse flamenca que Monica Baltanas Luque connaîtra ses premiers élans artistiques. Elle s’attache à transmettre avec fougue et passion cet art du « baile ». Créant des spectacles depuis plusieurs années, sa recherche se situe entre tradition et modernité et porte un regard sur l’Andalousie contemporaine.

-> Monica Baltanas Luque - MySpace


Miguel Muñoz ; chant, guitare

Miguel Muñoz baigne dans le « cante » depuis sa plus tendre enfance. Il se spécialise d’abord dans la rumba catalane et participe à de nombreux concerts. Depuis quelques années, Miguel s’est tourné vers le « cante jondo ». Ses sources sont surtout gitanes et c’est le chanteur Camaron de la Isla qui reste pour lui sa référence majeure.


Yves Ricou ; guitare

Ayant découvert le flamenco très jeune, Yves Ricou fera son apprentissage guitaristique auprès des « Los Hermanos Sanchez », du guitariste Paco El Lobo et de la danseuse Marisol Jimenez. Il enseigne la guitare, participe à de nombreuses formations et enregistre, en 2003, son premier album solo intitulé Carmina.

-> Yves Ricou


Durée : 1h00

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INDE - BHARATA NATYAM - ÉLOÏSE SALOMÉ


La danse indienne prête à l'être humain la précieuse apparence de la divinité. Le Bharata Natyam est un des styles majeurs des arts chorégraphiques de l'Inde. Dans une atmosphère où la flûte, la vina et le mridangam interprètent le « ràgam » (son qui a le pouvoir de colorer l'esprit), le corps se livre avec une multitude infinie de gestes, de postures et de regards, à l'évocation des grands mythes de l'histoire hindoue.

Tout a commencé à Caen, lorsque avec Aïcha Tayeb, et plus longuement auprès de Sarah Blanchon, Éloïse découvre, puis perfectionne sa pratique du Bharata Natyam, art millénaire du Sud de l'Inde. Au retour d'un voyage au Kérala, étape incontournable de sa recherche, Éloïse est présentée et recommandée au maître Sivaselvi Sarkar. Elle effectue auprès d'elle une formation d'enseignante de cet art chorégraphique, avant d'effectuer en 2003 la cérémonie de l'Arangetram, rite de passage symbolique par lequel elle devient officiellement détentrice de la tradition enseignée par son maître. Par la suite, Éloïse Salomé prend part à de nombreux projets artistiques et pédagogiques développés sur la région, œuvrant ainsi à une plus grande reconnaissance de cette tradition. Deux années d’un travail chorégraphique sur la danse Tandava auprès du maître Ventaka Maraganti Narsashimachari lui ont permis de créer en  2009  Yato Hasta (Là où va la main).

Entre danse pure et danse narrative… du padam dédié à la déesse Durga, au talam virtuose du Tillana, ce spectacle est l’évocation d'un art sacré, aujourd'hui transposé du temple à la scène.


Éloïse Salomé
; danse

Durée : 30 mn

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