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TÉMOIGNAGE, HOMMAGE, VOYAGE

Une création musicale autour du bèlè de la Martinique produite par Archipels.

Ce projet artistique fait l'objet de la labellisation 2011, Année des Outre-mer.

-> 2011, Année des Outre-mer



Génèse du projet et note d'intention artistique

Archipels porte depuis 2008 le duo Philo et les Voix du Tambour que forment Philippe Gouyer-Montout et Frantz Féréol. Cette formation a déjà eu l'occasion de se produire sur les grandes scènes régionales : la Scène Nationale Le Trident à Cherbourg, le Théâtre de Caen, La Renaissance à Mondeville... Entre bèlè et gwoka, ces musiciens questionnent le métissage de deux identités qui revendiquent à la fois leurs racines communes et leurs singularités respectives.

La création du spectacle Témoignage, Hommage, Voyage est le second volet du projet « Cultures d’Outre-mer et métissages » que nous avons initié début 2011. Ce projet a pour intention d'œuvrer à la sensibilisation des publics sur le territoire bas-normand. Ils s'articule entre concerts, rencontres, interventions pédagogiques et résidence de création. Ce travail artistique se situe dans la continuité des Voix du Tambour et il est porté par les mêmes musiciens.


Pour les artistes, l’enjeu artistique du spectacle Témoignage, Hommage, Voyage revêt plusieurs aspects :

- Passer d’une « forme concert » à une « forme spectacle » adaptant ainsi ce patrimoine culturel à d’autres
exigences scéniques.
- Rattacher leur itinéraire personnel et artistique à une mémoire collective.
- Donner à entendre et à voir la tradition dans sa continuité, sa migrance, sa contemporaneité.

Cette création est également l’occasion de montrer une fois encore que les musiques traditionnelles ne peuvent pas être réduites à une simple idée d'exotisme et qu'elles ne sont pas figées dans le temps. Elles savent s'inventer de nouveaux chemins sans pour autant se détourner de leurs racines ancestrales. Ainsi, les individus qui les portent donnent un véritable sens à leur contemporanéité.


Quelques mots de Philippe Gouyer-Montout :

« Natif de ce pays de la côte Caraïbe qui est aussi celui d'un des chantres de la négritude, j'ai grandi à l’Anse Dufour, petit village de marins pêcheurs situé au sud-ouest de la Martinique, principal foyer du bèlè du Sud. Là-bas, pour tous les habitants du quartier, le réveil est marqué par le chant du coq et le son des conques de lambi. Elles annoncent l’imminence des coups de senne (sorte de filet de pêche). Ce geste, le chant des marins et la voix du tambour constituent l'âme et l'esprit de mon village depuis plusieurs siècles. À la fois trace de l’Histoire, présence culturelle et témoignage de la philosophie des anciens, c’est cet univers qui m’anime et m’accompagne dans ma vie quotidienne et constituent le cœur même de mes projets artistiques. Chacune de mes créations résulte de cette transmission et représente ma volonté de contribuer à la pérennisation d’un héritage ancestral si cher au bien-être de la Martinique. »


Propos : la musique de bèlè ou le tambour pour mémoire

« Tan fè tan, tan kité tan. Jòdi kon sa, dèmen difèran. »
Maxime créole

Témoignage, Hommage, Voyage est composé de « paroles dites et paroles chantées » qui évoquent les anciens, l’exil, la mémoire des lieux, la douleur de l’Histoire. Le récital du tambour, mêle intimement bèlè et gwoka, symbolisant successivement mémoire, culture, résistance et diversité. Le slam en langue créole, la danse de damnié et les rythmes de la kalenda viennent souligner la philosophie du quotidien, le leg de la tradition, la revendication.

Le fil conducteur de cette création est d'abord le parcours individuel de Philippe-Gouyer Montout. Il y est question de mémoire plurielle déclinant, un peu à la manière de poupées gigognes, la mémoire de son enfance en Martinique et celle des « anciens », porteurs de la tradition musicale. Au travers de textes et chants, transparaissent en filigrane, l'évocation de la traite négrière et du marronnage, l'empreinte de la période « an tan Robé » (référence au temps de l'Amiral Robert dans les années 40), mais aussi reflet de la mémoire des habitants de l'Anse Dufour et du quotidien des marins pêcheurs. Cet héritage véhiculé par la musique de bèlè, patrimoine insulaire fortement revendiqué, se fait ici l'écho de ces fragments d'histoire avec le tambour pour mémoire !


Artistes

Le créateur de ce projet musical est Philippe Gouyer-Montout, chanteur, instrumentiste et compositeur originaire de la Martinique. Il est accompagné par Frantz Feréol, chanteur et instrumentiste originaire de la Guadeloupe.

Originaire de la Martinique, Philippe Gouyer-Montout, dit « Philo », est auteur compositeur et vit en Haute-Normandie depuis plusieurs années. Dès son plus jeune âge, il intègre comme chanteur, danseur et percussionniste l'ensemble traditionnel de son village « Les colibris de l'Anse Dufour » au sein duquel il sera initié aux traditions musicales rurales et citadines que constituent le bèlè, le danmié mais aussi la mazurka, la biguine et le quadrille. Conjointement à son parcours d'instrumentiste, il effectue un travail musicologique sur l'histoire, les origines des musiques traditionnelles et contemporaines de ces « îles des trois océans ». Son travail s'inscrit entre recherche, création artistique et enseignement.

Philippe Gouyer-Montout est également titulaire du Certificat d'Aptitude aux fonctions de professeur de musique traditionnelle qu'il a obtenu en février 2011.


Frantz Féréol est né à Basse-Terre en Guadeloupe. Deux personnes ont joué un rôle important dans son apprentissage musical : son voisin Ti Céleste, célèbre chanteur de gwoka et sa grand-mère maternelle qui aimait se rendre au léwoz (soirées quadrille) où le tambour régnait en maître de cérémonie. Ayant choisi lui aussi, la région rouennaise comme terre d'accueil, il fonde le groupe « Loco-drums » et travaille en duo avec Philo depuis 7 ans.


Instruments

Les instruments traditionnels qui accompagnent les chants et les danses sont :

- Le tambour bèlè, initialement appelé djouba et originaire du Dahomey  (ancien nom du Bénin).
- Le tambour ka, originaire de la Guadeloupe et associé à la musique de gwoka.
- Le tibwa, pièce de bambou frappée à l'aide de deux baguettes.
- Le cha-cha, calebasse secouée marquant la pulsation ou un ostinato rythmique.
- Flûte des mornes : traversière en bambou provenant des régions montagneuses.


Conception scénographique

La scénographie est conçue à travers une mise en espace contemporaine faite de volumes, de formes et de matières qui s'inscrivent comme des fenêtres ouvertes sur la mémoire. Entre images réalistes et matière visuelle suggessive, des films d'archive et fragments d'images soulignent le récit et suggérent au spectateur un imaginaire poétique. La création lumière intimiste apporte un caractère méditatif au récit. Constitué d’un fort ancrage dans la tradition, mais toutefois doté d’une réelle modernité d’expression, ce spectacle tend à s'inscrire dans une esthétique plus actuelle des expressions traditionnelles.

Le décor de ce spectacle a été confié à Patrick Demière du Centre Dramatique National de Basse-Normandie. La création vidéo a été réalisée par Fred Hocké, artiste plasticien pluridisciplinaire.

Témoignage, Hommage, Voyage 
Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo


Actions pédagogiques

Autour de la création Témoignage, Hommage, Voyage, des interventions pédagogiques sont proposées par Philippe Gouyer-Montout.

Elles se traduisent par un concert commenté d'une durée d'une heure poncutée de moments participatifs pour le public. Ces interventions s'adressent à des classes de CM1-CM2, ainsi qu'aux élèves des collèges et de lycées.

Lors d'une intervention pédagogique, sont abordées les notions suivantes :
- Histoire de la traite négrière et résistance culturelle
- Le tambour : dimension spirituelle,  rôle musical et identitaire
- Aspects musicaux et chorégraphiques sur les notions de damnié, bèlè, lalink'lè.

Un dossier pédagogique à l'attention des enseignants :
-> La musique de bèlè : Consulter le dossier pédagogique


Informations pratiques

- Coût session : 2000 € TTC

- Producteur : Archipels, Maison des Arts et Cultures du Monde en Normandie

- Équipe à accueillir :
• 2 artistes
• 1 vidéaste
• 1 technicien son
• 1 technicien lumière
• 1 attaché de production

- Frais annexes : déplacement à partir de Rouen et Caen, hébergement et repas pour 6 personnes

- Technique : la fiche technique son et la fiche technique lumière pourront vous être adressées sur demande.

- Durée du spectacle : 1 heure

- Communication : dossier, photos de presse et affiches fournies par le producteur.

La fiche technique détaillée sera mise en ligne prochainement.

-> Télécharger la présentation du spectacle
-> Télécharger la fiche technique
-> Télécharger la revue de presse
-> Télécharger la photo de presse
 
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SOLEDADES

La compagnie AlleRetour, en coproduction avec Archipels, présente Soledades, une création chorégraphique entre flamenco et danse contemporaine.

Note d'intention du chorégraphe :

« Dans un désir de continuité de ma démarche de création sur les écritures chorégraphiques, c’est aujourd’hui le croisement de la danse flamenca et de la danse contemporaine que j’explore. Ce sont peut-être mes racines, très fortement imprégnées par la culture andalouse qui m’ont poussé vers ce désir de me rapprocher de ce langage, celui du flamenco qui bien-sûr ne m’est pas inconnu. C’est dans cette optique, et avec la complicité de Monica Baltanas Luque, que j’ai voulu construire un travail chorégraphique autour de l’œuvre de Federico Garcia Lorca, La casa de Bernarda Alba. Pièce qui retrace avec sensibilité la perception de l’amour inaccessible, tel un sentiment sans limites qui survit en grande partie dans le souvenir, comme dernière trace d’un sentiment fugace. Cette pièce nous parle d’une identité et d’une liberté qui se heurtent aux conventions sociales. Elle nous parle aussi d’une religion omniprésente et toute puissante qui tient sous son joug la répression des femmes dans une société rurale andalouse du début du siècle.

La casa de Bernarda Alba traduit à la perfection ces images encore profondément ancrées en moi. Cette œuvre nous permet encore une certaine distance et c’est presque avec dérision que nous pourrions la regarder. Tous les clichés d’une société conservatrice se dessinent dans ce récit, présentant du même coup tous les ingrédients d’une Espagne de la dictature politique et religieuse. En tant qu’espagnol, je veux m’approprier cette dérision et la partager avec le public. Une autre manière de dénoncer cette partie de l’Histoire. Avec des cris, des rires, créer une soupape, un moyen de s’échapper. Un autre regard.

La chorégraphie Soledades est une suite logique de la création Ellas (2005). Là encore ce sont des femmes. Là encore des femmes en noir, celles du silence du franquisme. Le même combat. La rébellion des unes se retrouve chez les autres. Même si la radiographie politique n’est pas tout à fait identique, c’est ici la société du matriarcat et du conservatisme qui est pointée du doigt.

Soledades est pensée pour trois danseuses flamenca donnant ainsi une nouvelle écriture, une nouvelle vision de deux mondes chorégraphiques distincts. S’inspirant très librement de l’œuvre de F.G. Lorca, cette chorégraphie nous parle de la solitude, de l’enfermement et de l’isolement de ces trois femmes dans un décor qui se module, mais ne change pas, comme des univers spécifiques et différents. Solitude et sensibilité, complicité et sensualité constituent cet univers féminin où la présence de l’homme est palpable par son absence ».


Jesús Hidalgo


À propos de...

La saeta
Une saeta est une chanson à caractère religieux interprété en l'honneur d'un paso lors des cérémonies de la Semaine Sainte en Espagne. À certains moments clefs de la procession, un membre du public, ou de la confrérie responsable du paso, peut entonner une saeta. Il s'agit en fait d'une ode à la Vierge, au Saint ou au Christ. Chant émotionnel à fort caractère, il est coutumier que la foule entourant le passage du paso soit totalement silencieuse lors du chant de la saeta.


El martinete
D'une grande force dramatique et souvent tragique, el martinete est un chant qui vient des gitans et qui est considéré comme un des plus anciens chants flamenco. Il se caractérise par l'absence de la guitare d'accompagnement. Traditionnellement, les anciennes interprétations du martinete étaient accompagnées d'un marteau frappant une enclume ou plus simplement a capella. En revanche, son interprétation de la danse ne remonte qu'à un demi-siècle.  El martinete est construit sur quatre octosyllabes et se termine généralement par un long quejío (cris).


La casa de Bernarda Alba
Écrite en 1936 en trois actes, dénonçant la société traditionaliste espagnole, La casa de Bernarda Alba est une critique sans concession des préjugés moraux et religieux. L’histoire se passe en Andalousie. Bernarda, veuve et mère tyrannique, impose à ses cinq filles et à ses deux servantes un deuil de huit ans. Les femmes, âgées de 20 à 39 ans, ne peuvent pas sortir. Elles désirent la liberté et l'amour qui leur sont refusés depuis tant de temps et aucune d’entre elles n’a connu d’hommes. Seule Angustia, fille d’un premier mariage est fiancée à Pepe. Mais Adéla, la plus jeune des sœurs, qui incarne la rébellion, rejoint en cachette le fiancé d’Angustia, provoquant une tragédie au sein de la maison. La casa de Bernarda Alba fut la dernière pièce de théâtre aboutie de F.G. Lorca. Publiée neuf ans après sa mort par les nationalistes, au tout début de la Guerre Civile espagnole, elle représente une de ses pièces les plus énigmatiques. Souvent interprétée dans une lecture à caractère politique elle draine un fond beaucoup plus profond, celui de la condition humaine, essentiel chez Lorca. Cette œuvre représente la douleur quotidienne et familière jusque dans ses derniers retranchements. F.G. Lorca confronte le lecteur et le public à ses propres masques, le place face à lui-même, dérangeant le calme du spectateur. Peut-être parce qu’il souligne ce côté réaliste de l’œuvre, avec des personnages du quotidien, niant par là même toute dimension du héros, Lorca se pose déjà avec cette œuvre comme le précurseur d’un nouveau style de théâtre.


Monica Baltanas Luque
Née à Valencia, Monica Baltanas Luque s’initie à l’âge de quatre ans à la danse classique et espagnole. Elle participe à des stages avec les professeurs de la Royal Academy of Dance de Londres, du Ballet Clásico de Valencia, et de l’école du Ballet National de l’Opéra de Paris. Pour le flamenco, elle se forme auprès de Matilde Coral, Martin Vargas, Monica Hidalgo, Manolo Marin, Alicia Marquez et de nombreux autres chorégraphes. Elle enchaîne rapidement les prestations en Espagne, en France et en Allemagne, notamment dans Les Guerriers de la Brume de Karine Saporta. Aujourd’hui, Monica chorégraphie autour de la danse flamenca ses propres spectacles (Reflejos, 2008 et Encuentro, 2006). Ces deux créations ont été produites avec le soutien de l'association Archipels. La recherche de cette danseuse se situe entre tradition et modernité et porte un regard sur l’Andalousie contemporaine. Installée en Normandie, c’est au sein de la compagnie Kaena que Monica trouve l’espace et la liberté nécessaire pour développer son art.
-> Monica Baltanas Luque


Karine Gonzalez
Karine Gonzalez est une artiste aux multiples visages. Après 10 ans de piano, de solfège et de danse classique, elle a naturellement trouvé dans le flamenco le langage idéal car il est à la fois musique et danse et il vient aussi de ses racines, l’Espagne. Après avoir fait des études de lettres anciennes et littérature espagnole, pendant lesquelles elle écrit un mémoire de maîtrise sur le flamenco : Le flamenco ou les mouvements du moi, elle rencontre à Paris l’acteur et danseur iranien Shahrokh Meshkin Ghalam (Théâtre du soleil) avec lequel elle danse dans des créations inspirées de la mythologie, la poésie et la mystique persane et confronte le flamenco avec la danse soufi. En 1998/99 elle danse dans Vengo de Tony Gatlif aux côtés de Tomatito et Antonio Canales. En 2000 elle obtient la bourse Lavoisier du Ministère des affaires étrangères et se forme pendant deux ans à la célèbre école de flamenco madrilène Amor de Dios. Antonio Reyes (professeur et danseur de flamenco) l’intègre dans sa compagnie pour le concours chorégraphique de Madrid. En 2002, elle monte son spectacle A compas del corazon, en 2003 elle co-crée avec trois autres danseuses le spectacle Sentires, coup de cœur du Festival Off d’Avignon 2004, dans lequel elle chorégraphie un tableau iranien Racines et Exil. En 2007, elle danse aux côtés de José Maya dans Vertiges spectacle de Tony Gatlif. En 2008 elle crée Azahar avec Nuria Rovira Salat, sur les racines croisées entre le flamenco et les danses orientales. Elle crée aussi son spectacle Les Amants Divins, inspiré de l’écho de deux voix mystiques : Roumi (Perse) et Saint Jean de la Croix (Espagne).
-> Karine Gonzalez


Yana Maizel
Née à Saint Pétersbourg en Russie, Yana immigre à Toronto, où elle grandit et fait ses premières études de théâtre et danse. Elle part ensuite à Granada en Espagne où elle se consacre à l’apprentissage de la danse flamenca. Arrivée à Paris en 1997, Yana complète ses études théâtrales à l’Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq, tout en continuant à se former au flamenco (danse et percussion) par des séjours à Madrid et Séville. En 2004, Yana crée l’Association Compagnie Errances, au sein duquel elle développe ses projets artistiques ainsi que son enseignement. Aujourd’hui basée à Paris, Yana travaille en tant que comédienne, danseuse et professeure de flamenco et chorégraphe. Elle travaille et a travaillé notamment avec la Compagnie Tecem (Caroline Weiss, Amor de mi Amor), Karine Saporta (La Force de l’Ame), Osmosis Physical Dance Theater (Migrant Mother), et Eric Lacascade et Eimuntas Nekrosius (Platonov Matériau). En tant que chorégraphe et professeur, Yana a été invitée en Martinique (Sermac), au Canada (Claude Watson School for the Arts), à Lille (Peña Los Flamencos), à Metz (Théâtre Sous la Pluie), au Mans, etc. Elle tourne en ce moment avec le groupe mythique Von Magnet (électro-flamenco.) On la retrouve également durant la saison 2008/2009 dans la création d'Omar Porras, La Périchole à l’Opéra de Toulouse, de Bordeaux et de Lausanne.
-> Yana Maizel


Jesús Hidalogo
Originaire d’Espagne, Jesús Hidalgo débute son travail de chorégraphe à Barcelone en s’associant à d’autres artistes (peintres, sculpteurs, vidéastes, etc.) pour des propositions atypiques. Il a travaillé avec des chorégraphes comme Carolyn Carlson, Ramón Oller, Karine Saporta, Michael Clark, Susan Buirge, et dans un Work-shop avec Pina Bausch. En 1991, il fonde la compagnie AlleRetour en France avec Emanuela Ciavarella. Dès lors, il se consacre à l’exploration des écritures chorégraphiques contemporaines sous des formes aussi diverses que pertinentes. Alternant créations solos et pièces pour plusieurs interprètes, il engage des recherches très particulières sur l’écriture du corps. Corps du danseur, du comédien, du musicien, tout est matière du mouvement. Alliant abstraction et narration, sa démarche s’écrit avec la précision d’une partition. Deux axes majeurs fondent son écriture : transversalité et énergie. Transversalité artistique dans le croisement des disciplines. Énergie ensuite car à l’heure d’une esthétique axée sur l’épuration extrême du mouvement, les corps qu’il met en espace transpirent, s’époumonent et se perdent pour donner au public une pulsation, un rythme, un souffle.

-> La Compagnie AlleRetour

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